Le printemps
Je reviens doucement à pas comptés,
De la brume matinal, au soleil effacé,
Je m’annonce, comme si étranger,
Et, d’une longue absence, ressuscité.
Timidement, je dis, vous m’attendiez,
Sur sols étrangers, me suis attardé,
Car vers vous, revenir me tardait,
Loin de vous, je semblais abandonné.
De chaleur, de douceur, chargé,
Avant de revenir, n’ai rien oublié,
Car là bas, j’ai voulu m’attarder,
En long détour, pour vous ramener.
Un souffle, cet air tout parfumé,
Au dessus de la mer je l’ai aspiré,
Pour ensuite venir le déposer,
Au dessus de vos yeux fermés.
Et puis en passant j’ai capturé,
Toutes vos images, vos sons oubliés,
Vos couleurs, vos gestes figés,
Pour qu’alors vous les animiez.
Votre soleil, une douceur retrouvée,
Au mimosas dorés, senteurs parfumées,
Jusqu’à la rue, aux pierres chauffées,
Et enfin votre muret, où me suis attardé.
Voilà ce grand voyage est terminé,
Et, je suis heureux de vous retrouver,
Pour toutes vos pensées, enfin apaiser
De votre si joli printemps Oranais.
Yvette 4/2/2007