Le printemps
Je reviens doucement à pas comptés,
De la brume matinal, au soleil effacé,
Je m’annonce, comme si étranger,
Et, d’une longue absence, ressuscité.
Timidement, je dis, vous m’attendiez,
Sur sols étrangers, me suis attardé,
Car vers vous, revenir me tardait,
Loin de vous, je semblais abandonné.
De chaleur, de douceur, chargé,
Avant de revenir, n’ai rien oublié,
Car là bas, j’ai voulu m’attarder,
En long détour, pour vous ramener.
Un souffle, cet air tout parfumé,
Au dessus de la mer je l’ai aspiré,
Pour ensuite venir le déposer,
Au dessus de vos yeux fermés.
Et puis en passant j’ai capturé,
Toutes vos images, vos sons oubliés,
Vos couleurs, vos gestes figés,
Pour qu’alors vous les animiez.
Votre soleil, une douceur retrouvée,
Au mimosas dorés, senteurs parfumées,
Jusqu’à la rue, aux pierres chauffées,
Et enfin votre muret, où me suis attardé.
Voilà ce grand voyage est terminé,
Et, je suis heureux de vous retrouver,
Pour toutes vos pensées, enfin apaiser
De votre si joli printemps Oranais.
Yvette 4/2/2007
Merci Marc, de diffuser cette petite chose que j'avais faite, justement c'est étrange en ce moment j'essaie de réunir et de mettre en forme tous mes écrits.
Par ailleurs, si tes lecteurs ouvrent ce message, alors je leur dis, que pour compléter la lettre de Yasmina Khadra, je lis en ce moment de cette femme "Ce que le jour doit à la nuit", Y KHADRA nous offre ici un grand roman de l'Algérie coloniale, c'est une histoire qui se passe entre 36 et 62, une Algérie torrentielle, passionnée et généreuse et éclaire d'un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu'on lui connait, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d'un même pays.
Voilà moi j'aime. Amicalement à vous. Yvette de Gambetta