Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /2009 14:16

Un faible rayon de soleil lui parvient ce matin de grand froid. Un faible rayon qui lui réchauffe le coeur. Il n’est pas fait pour le froid.

Il repasse la main sur le livre qu’il lisait la veille, il l’ouvre et reprend à haute voix toutes les expressions soulignées et déjà lues. Il les trouve révélatrices d’un mode de vie unique, détaché du physique, avec tout autant de joie et de peine, avec autant d’émotion, de douleur et d’amour, à l’infini, à l’infini.

Il réalise qu’il vient de finir avec son chagrin d’amour ambulant.

Qu’il peut le vivre et le revivre autant de fois qu’il le désire, autant de fois qu’il se soustrait à la vie physique.

Il retrouve les faubourgs amoureux et les rayons de soleil de sa jeunesse, les remparts où l’on se cache, ou l’on court …où l’on meurt aussi.

Mais grâce au livre, la mort n’est plus un drame, elle est un mystère certes, nous oublions tous que nous la portons en nous à partir du moment où l’on arrive sur Terre. Elle nous est donnée simultanément avec la vie, dit la dame dans le livre.

Et enfin, en travers ces remparts, il la retrouve, toujours, il fallait juste fermer les yeux, se déconnecter du physique….tout a fini par revenir.

Il comprend alors, qu’il devrait vivre en fermant les yeux et les ouvrir pour mourir un peu.

Il retrouve sa joie de vivre, de lire, d’écrire, de chanter et de partager cela avec qui veut.

Il entend sa voix l’inviter à avancer d’instant en instant, avec elle, dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la vie.

Il apprend, qu’elle n’est point inquiète pour tout homme de bonne volonté et que le seul endroit où l’on peut retrouver les vérités authentiques c’est le cœur. Le chemin qui mènerait ces vérités du cœur à la bouche, leur fait souvent prendre des allures incertaines.

Il retrouve aussi la science du détail, du précis qui construit. Elle lui apprends que le vague est fuite et imperfection.

L’essentiel est dans la pensée tant qu’il ne concerne que la personne elle-même. Cet essentiel doit être dit où réalisé si l’on désir le faire sentir à l’autre.

Dire que l’on s’aime et le répéter autant de fois dans une même vie est un signe de grandeur de cœur et de générosité absolue. L’homme de bonne volonté serait celui qui sait aimer.

Ce qui l’amuse dans ce monde parallèle où il vient de se greffer, c’est que tout se réalise au moment où il y pense. Plus besoin d’attendre, plus besoin d’espérer être compris.

Ils se retrouvent ainsi à chaque instant de leur vie.

D’instant en instant, ils construisent le rêve des Hommes : être éternel

 

Pour ma part, j’ai retrouvé ce texte ce matin en fouillant dans les documents de ma mémoire. Je ne me souviens pas d’où je l’ai eu….je retrouverai peut-être !

J’irai me greffer sur la parallèle…

Pour cela.

 

Oranaiso

 

 

- Publié dans : oranaiso
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