Marh'ba

Saha chirates, saha chachras.

(en oranais: Salut les filles, salut les garçons)

 

 

 

 

 

Marhba, merci d'être là!

 

 

 

 

 

 

 

Je suis d'Oran wah(oui), né le 06 février 1965 à Delmonte au 6 bis rue Kitchener prolongée.

 

 

 

 

 

 

 

Le Lord Kitchener, était un officier britanique, premier blanc à avoir foulé le sol du Soudan.

 

 

 

 

 

 

 

Je n'étais pas avec lui nonnnnnnn!

 

 

 

 

 

 

 

J'ai plutôt été à l'école du Dr.Saâdane (ou Koulije el Mahroug) une école qui avait brulé durant la première guerre d'Algérie de 54-62. 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai fait parti de l'équipe Volley-ball minime du Nadi Oran, ensuite l'équipe Volley-ball cadet et junior du MCO et c'est là que mon entraineur, M.Tilmantine, s'est chargé de m'enlever toute passion du sport: il était hors normes en terme de gestion humaine!!

 

 

 

 

 

 

 

J'ai été au collège Belahcen el houari, ensuite le technicum de Savignon et enfin le lycée Ibn Badis (ex. Ardaillon). Mon bac en poche, je suis rentré faire médecine à l'ISM d'Oran puis une spécialité en chirurgie orthopédique à l'unique CHU (sbitar el plato), chez le Pr. El Hassar.

 

A oran, les personnes qui m'ont marqué dans un sens admiratif, sont: Mr. A. BOUDRAA, Mr.S.El HASSAR,  Mr. T.MEDJEBEUR, Mr. BOUABSA, Mr. GHRISSI, Mme LAUTHIER, Mr. LAUTHIER, Melle Z.LABDI, Mr.H.KORRICHE, Mr. TOUAF, Melle IDRIEF.

 

Actuellement je suis médecin dans l'industrie pharmaceutique et je vis dans la région de Toulouse (un autre département 31) à Fonbeauzard, avec ma petite famille.

 

 

 

Voilà, aya bonne visite sur mon site et surtout, s'il vous plait laissez moi un commentaire.
Merci beaucoup!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour, Bonne fête

Qu’importe combien de fois j’ai eu à te le dire

Plus important pour moi…

tous les jours  que nous aurons à vivre...ensemble!

 

On s’arrêterai un moment tient,

Tu me feras oublier Cette vie

Tu me feras oublier le monde, la terre et les étoiles….

Tu me mettras entre deux pages d’un dictionnaire de mots doux

Je m’y perdrai…

Tu m’y retrouveras…

Avec des mots d’amours pleins les bras !

 

Des mots plus forts, mais plus légers

Permettant aux avions de papier,

Que fabriquent tous les jours, nos enfants,

De voler toujours, de voler très haut !

 

Des mots nouveaux, dans une déclinaison d’azur

S’installant sur nos nuages

Comme dans un train à vapeur

Pour voyager dans  nos rêves différents

Dans nos rêves d’enfants…..

Devenus distants

Devenus grands !

 

Viens, mon dieu, ma tête est trop lourde

Mon corps trop repoussé, jamais approché…

Viens respirer, l’air aux senteurs multiples

Jasmin, cannelle et gingembre…

Ecoute le chant des graines de l’arganier

Se mélanger au chant des graines de sable

Laisse toi respirer cet air que je t’adresse

A travers la porte bleu de mes rêves.

 

Tu m’as pris à mon monde…pour le meilleur des mondes !

Tu m’as donné le meilleur des rôles :

celui d’être l’écrin à la plus belle jade et au plus beau rubis.

Ocre, rouge, vert et bleu….

Des rêves espérées, espoirs avortés ?

 

Pourtant,

Il suffit que tu tendes la main, juste la main

Et je serai, aussi et longtemps, l’écrin du diamant que tu es.

 

Un thé à la menthe servi sur le plateau en argent,

 

Venu d'ailleurs, venu d'Algérie! 


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        « Je n’aurai donc pas de raison d’être que les raisons édictées par toi ?

 

           Je n’aurai donc pas d’autres attitudes que les mêmes que les tiennes ?

 

           Je n’aurai donc pas d’autres alternative que répéter et répéter à l’infini les mêmes bêtises, les mêmes, les mêmes sottises que toi ?

 

           Tu m’exclus, je t’exclus. Tu m’agonies d’injures, je t’agonie d’injures. Tu me frappes et je t’enferme dans le plus profond et le plus absolu des mépris. Et naturellement, comme tu ne m’aimes pas, je te le rends au centuple.

 

            Mais ! ! Mais, ce faisant, je n’ai pas inventé mon monde, je ne suis que le pâle reflet du tien. Et, à vouloir te ressembler, t’égaler dans tous tes actes, je me perds, je ne suis plus moi…si différente. Car je suis différente, absolument autre, et revendiquant hautement la reconnaissance de cette altérité. La consécration de cette altérité !

 

            Pourquoi devrai-je me contenter d’être ta copie ? Pourquoi devrai-je me faire violence pour être autre que moi-même ? Pourquoi devrai-je me dépouiller de moi pour te ressembler, alors que tant de choses en toi me heurtent et me blessent ? A commencer par la gestion du Monde, qu’en despote parfait, tu mène à ta guise, depuis bientôt trois mille ans.

 

     Alors que je rêve de paix .

 

     Alors que je rêve d’amour

 

     Alors que je rêve d’harmonie. Et l’harmonie, cela ne peut se construire dans un monde où une ségrégation sexiste, parfois à visage découvert, parfois de façon plus subtile, exclut la moitié de l’humanité, d’abord de sa dignité, ensuite, de tous les attributs que lui vaut sa condition humaine.

 

      J’ai envie de te dire à toi, c’est tous les jours qui doivent être les jours de la femme, ( y a-t-il un jour de la Fête de l’homme), car , c’est tous les jours qu’auprès d’elle, tu déposes ton fardeau ! !

 

      J’ai envie de te dire qu’au plus profond de son sein, tu as évolué avant que de naître et d’avoir la prétention d’en devenir le maître ! !

 

       J’ai envie de te dire que j’aurai plutôt voulu avoir un compagnon et qu’alors, librement, par amour, je t’aurai donné et mon corps et mes pensées et mes joies. Et nous aurions tenté de construire l’harmonie. Ensemble.

 

       J’ai envie de te dire, tu n’es pas beau dans ta violence et j’aurai voulu t’admirer.

 

       J’ai enfin envie de te dire, j’ai encore tant d’amour pour toi, qui est un autre moi-même, une autre face de moi, et c’est ta violence seule, lorsque tu te proclames unilatéralement mon maître, qui fait que tu en sois privé ».

 

 

 

       Je la regardais pleurer, blessée par moi, homme et être humain comme elle…j’au pu alors parler tout doucement, comme on parle à un bébé sorti de ses entrailles, j’ai voulu me racheter ? Je crois. J’ai dit :

 

       « Cesse de pleurer,

 

         J’arrête de gueuler.

 

         Je ne voudrais pas te jeter des fleurs, elles sont toujours trop chères d’ailleurs, même si c’est pour les jeter sur toi.

 

         Il faudrait d’abord que je puisse te débarrasser de cette couverture qu’on t’oblige à garder sur la tête ou sur le corps ou sur tes pensées, peu importe.

 

         Tu conçois ta vie entre 8h et 16h, secrètement et librement formulée, dans un groupuscule de femmes qui refusent les hommes.

 

        Oui, qui refusent les hommes.

 

        Pour une fois.

 

        Hélas ! !

 

 

 

        Cesse de pleurer

 

        J’arrête de gueuler.

 

        Etre de chair et de sang,

 

        Aller, viens, on va revenir à avant,

 

        Tu te souviens ?

 

         Les entrailles dans lesquelles nous avons été conçu, toi ,et moi, de la même façon.

 

         Il n’y avait ni fort ni faible à ce moment là !

 

 

 

         C’est parce que dans la vie, il faut un faible et un fort, m’a-t-on dit.

 

         Cesse de jouer le rôle du faible.

 

         Je ne suis pas aussi fort qu’on le croit ! ! !

 

 

 

         Etre de chair et de sang,

 

         Comme moi, tu es bâtie

 

         Comme moi, tu viens à la vie

 

         Comme moi, tu partiras.

 

    Mais alors, pourquoi y a-t-il une différence ?

 

 

 

    Je suis toujours du côté ensoleillé,

 

    Tu es toujours du côté le plus sombre,

 

    Du moins, dans ce pays.

 

 

 

    Regarde autour de toi et cesse de pleurer,

 

    Parce que moi, j’arrête de gueuler.

 

    On t’a fait un jour où il faut fêter ta liberté.

 

    Pourquoi te rappeler sans cesse que par le passé,

 

    Tu as été enchaînée,

 

    Tu as été enterrée vivante,

 

    Tu as été dilapidée de ton droit à la parole.

 

    Et …il a fallu que tu sois déchaînée,

 

    Pour te donner UN jour.

 

    Un jour sur 365 jours,

 

    Où tous les hommes doivent s’arrêter publiquement pour penser à toi !

 

 

 

     Pourtant, en coulisse, moi, c’est tous les jours que je pense à toi ;

 

     Tu me fais rire.

 

         Tu me fais pleurer.

 

         Tu me fais valser,

 

         Même si sur la piste, par galanterie, je mène le pas.

 

 

 

         Femme, sœur, mère, fille et cœur,

 

         Lune fraîche de mes chaudes journées,

 

         Soleil de mes nuits sombres et glacées.

 

         Arrête de pleurer,

 

         Je cesse de gueuler.

 

 

 

         Femme,

 

         Pourquoi parle-t-on de faiblesse quand on s’adresse à toi alors que je connais ta force :

 

         Celle qui m’a propulsé à la vie

 

         Celle qui t’a fait sortir dans les rues pour crier ton horreur face à la barbarie.

 

         Cette force qui t’a faite marcher pour soutenir la démocratie.

 

         Quand tu t’es faite belle et élégante pour dire qu’en Algérie les femmes ne meurent pas sous leur foulard

 

         Quand tu as brisé les murs du silence en martelant les lames des couteaux tenues par les sanguinaires.

 

        Femme, sœur, mère, fille et cœur,

 

        Quand est-ce que tu as été faible dis ?

 

 

 

        Quand tu donnes la vie au milieu de douleurs qui déchirent tes entrailles ?

 

        Quand tu me tiens les jambes pour que je ne tombe pas, pourtant plus lourd que toi ?

 

        Quand tu effleures mon visage de tes mains, pour effacer les traces d’une fatigue et anéantir mon désir du laisser aller ?

 

        Quand tu me pousses vers l’avant ?

 

        NON .

 

 

 

        Non, tu es faible, parce que tu continues à croire qu’un seul jour par année t’appartient !

 

 

 

        Femme,

 

        Tous les jours te sont offerts pour bâtir demain.

 

        Car, tu vois, qu’on le dise ou qu’on ne le dise pas,

 

        Tu restes le chantier de construction de l’humanité.

 

 

 

 

 

        Femme, sœur, mère, fille et cœur,

 

        Chapeau bas ».

 

 

 

 

 

     Ce texte avait été lu en public lors de la soirée de F.A.M (Femmes Algériennes Médecins, le 08 mars 2000), je le remet avec les voeux de Yvette qui continue.....




 

Il se dit que c'est la journée de la femme,
faut il attendre ce jour spécialement pour
vous dire que vous êtes les plus belles,
les plus courageuses, les plus vaillantes,
celles qui donnent sans attendre en
retour...
je vous envoie un joli matin de ma
fenêtre tout ensoleillé d'un gros soleil doré
qui illumine ce début de semaine,
vous le sentez ce beau soleil ???

Je vous embrasse les femmes
et encore bonne fête.
Yvette qui vous aime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mamie

Méemma

 

Un jour vous le devenez : mamie !

Je n’ai pas le souvenir de la mienne, saut peut-être celui de  la lointaine odeur de son parfum mélangé à celui de sa boite à tabac.

 

Vous recevez un galon de plus dans le domaine de l’affection.

Maman, vous avez mené vos enfants, ils ont grandi à l’ombre de votre vigilance et de votre amour.

Vous avez, pas à pas et avec eux, emprunté le chemin de leur vie.

 

Hélas, je suis arrivé un peu tard pour la voir avec ma mère.

Mais dans la maison du bout de la rue, il y avait une femme vivant avec son homme et avec sa maman et sa mamie…hé oui, chez nous c’était comme ça avant, elles vivaient dans une seule maison. On va les appeler les filles  de  Lakhdar.

 

Vous leur avez ouvert la voie, balisé la route, signalé la pierre, montré l’écueil à éviter.

Vous leur avez inventé la tendresse, offert le geste si doux.

Vous leur avez dit le respect, la tolérance, le partage, montré que l’autre existe et qu’il faut, le reconnaître.

 

Je la revois, assise comme un sphinx, scrutant l’entrée de la maison, nostalgique d’un autre temps où elle avait une autre vie, une autre voisine, partie avant…partie ailleurs

La grande fille de Lakhdar vivait avec sa petite fille, et tournait le dos à sa fille !

Elle parlait avec énigme, ne s’exprimait que par dicton !

Elle m’aimait…je pouvais être son arrière petit enfant.

 

Et puis, ces enfants aimés ont grandi, vite toujours trop vite, et à leur tour ils ont fondé une famille.

 

Je me souviens aussi, que sa petite fille, chez qui nous aimions, moi et mon petit frère, aller à la tombé du jour déguster un bon crouton de pain trempé dans sa soupe qui sentait bon la coriandre, que cette petite fille n’avait point d’enfant et je me disais, petit alors, qu’elle ne serait jamais  mamie…avec qui allait-elle passer ses vieux jours ??

Sous l’œil douloureux de sa mamie, elle jouait à la maman avec nous deux !

 

Ils ont fait le petit, une fille, un garçon voire plus, des brins de vous qui vous ont, du jour au lendemain, fait devenir la jeune mamie que vous êtes.

Jeune, belle, pleine de talent et d’expérience, prête à reprendre du service à la moindre demande de la grande fille ou du garçon, qui viendra vous amener le bébé.

 

La mamie ayant rejoint son autre vie ou sa voisine partie, la petite fille adopta alors une enfant, déjà de l’âge de mon petit frère…la petite Sou est venue ainsi donner de la continuité à ce couple qui se faisait vieux, à cette petite fille qui ne s’imaginait vieillir sans être mamie…

 

Voilà comme je vous vois : Mamie sourire, mamie gâteau, mamie bonheur.

Certaines d’entre vous ont les cheveux blanchis, les gestes ralentis, le corps fatigué mais vous êtes encore là, le cœur débordant d’amour pour vos petits enfants.

 

La petite Sou n’aimait pas la soupe qui sentait bon la coriandre, ce qui fut pratique, car nous continuions, mon petit frère et moi à y aller pour la déguster !

Mais la petite Sou fut amour et affection, joie et bonheur.

Elle fit de sa maman, trois fois la mamie tant rêvée.

 

Et puis vous toutes, nos amours disparus, nos abuelitas à nous, celles que nous avions là bas, qui nous ont suivi ici et puis qui ne sont plus.

J’ai une pensée particulière pour toi ma chère grand-mère, toi ma mère qui l’est devenue aussi et à travers le temps passé où que vous soyez, je vous embrasse tendrement.

 

Aujourd’hui, elle est toujours là, la mamie pour les trois petits de Sou, les emmène à l’école, les ramène, s’en occupe avec son sourire eternel qui se prolonge jusqu’aux coins de ses yeux.

Je n’ai pas connu la mienne, mais dans la maison du bout de la rue j’ai vu officier la plus souriante de toutes les meemmattes.

 

Yvette

Oranaiso

 
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Fin de journée paisible…

 

Je vais d’une marche tonique, entraînée par mes « deux fauves », qui me  précèdent, la truffe au ras du sol, s’arrêtant à chaque touffe d’herbe fleurant bon… il fait super beau, le sous bois est paisible, juste le léger bruit du vent dans les feuilles et les quelques appels d’oiseaux cachés. Je respire profondément je suis bien.

 

La rivière brille sur la gauche du chemin emprunté, elle épouse les berges, sinueuse, paresseuse en cette fin de journée.

 

Puis je suis chez moi, envie de ne rien faire il fait vraiment trop beau. Un coup d’eau fraîche à même la bouteille, allongée sur ma chaise longue préférée, je fais encore un peu le lézard. Les chiens, après s’être éclaboussés d’eau à lampées rapides, se couchent prés de moi.

 

Je regarde le jardin, un fouillis de fleurs qui déclinent un peu, d’arbustes jaunissants, le tout planté dans le moindre bout de terre libérée, ma folie jamais disciplinée, et encore, juste devant en plein milieu de la pelouse, le cerisier, un vieux géant de 25 ans, poussé haut, ses branches dressées en désordre et que nous n’avons jamais entaillé d’un pouce, parce qu’il devient une vraie jeune fille au printemps dans sa magnifique robe de mariée, tout pleine de fleurs blanches, délicates, une merveille de la nature offerte.

 

Et mes yeux regardent encore, là haut un ciel d’un bleu si clair qu’il en est transparent, tout doré d’un soleil finissant.

 

Il n’est pas calme ce ciel, mais animé des traceuses d’éphémère, des fileuses aux cris fous, qui semblent aller nulle part pour toujours revenir, les noires hirondelles au ventre blanc.

 

Elles vont et viennent, rapides et pour quelques temps encore, s’enivrent d’air qu’elles avalent avec l’insecte, à petits cris.

 

Elles me paraissent animées d’une envie de tout voir de tout prendre, surtout ne rien oublier pour le futur voyage.

 

Déjà sur les fils électriques, les parents et les jeunes de l’année, posés en une portée, composent une musique, dont elles gardent le secret. Elles  se consultent, donnent aux petits les recommandations pour la longue traversée

 

J’aime à imaginer, qu’elles vont en vols groupés, survoler la Méditerranée, pour arriver enfin, épuisées, sur la terre d’Algérie.

 

Et moi en rêve, yeux fermés je me revois, les attendant comme avant, quand petite, allongée sur le carrelage frais du couloir de chez moi à Gambetta, caressée de cet air qui passe de la rue à la cour, je regardais ce coin de mur la haut et ce nid si petit qui abritait à nouveau ces amoureux fidèles, revenus au pays.

 Yvette

Un après-midi dans Paris, au palais des congrès.

Nous nous sommes retrouvés face à face, par hasard, au milieu des autres.

Nous avons repris la discussion non terminée  la dernière fois. Des années de cela.

Puis nous nous sommes dirigés vers le Urbancafé du palais, nous avons pris « DES » cafés et parlé de tout : d’Oran, des études, de nos vies, de ce qu’elles sont devenues, des difficultés rencontrées au quotidien,  de nos incertitudes et surtout de notre désirs de prendre le large, de changer de vie, d’aller vers autre chose, du constat amère d’être là à subir alors que tous les matins nous sommes debout, soit pour nos enfants, soit pour notre travail, quelque soit l’heure à laquelle nous nous sommes couchés la veille.

Sans soutien, sans encouragement, seuls sous le regard des autres qui scrutent et surveillent en silence et grossièrement en cachette.

Le constat de notre obstination à rester debout, à aller de l’avant, à armer nos enfants d’un maximum d’atouts pour qu’ils puissent réussir en paix et ne pas rester incultes et frustrés par le manque du savoir, par l’absence d’un métier.

Nous avons longuement évoqué nos difficultés d’intégration malgré nos diplômes.
J’appris que pour la première fois de sa vie, le réveillon de la Saint-Sylvestre a eu lieu dans sa maison, je lui appris que pour le première fois de ma vie je me suis endormi avant minuit.

Devinant mon heure un peu serrée, nous changeons de sujet et nous nous sommes posés la question suivante : « si nous avions la possibilité de changer une chose, mais une seule chose dans notre vie, ce serait laquelle ? »

Nous éclatons de rire car nous avions, visiblement,  la même réponse cette question, comme si nous avions copié l’un sur l’autre…avant sur les bancs de la fac nous ne le faisions pas pourtant ;  la vie,  au quotidien nous a ramenés au même point.

Mon idée de changer de métier lui a donné le sourire, un grand sourire et j’entendis de sa voix et dans l’arabe oranais : tu m’épateras toujours.

Oh comme j’avais besoin d’entendre une telle gentillesse!

Vers la fin de l’après-midi, on décide de  passer  alors au petit blanc, comme avant,  et pour se donner bonne conscience, nous décidons de parler de cardiologie et de protocoles thérapeutiques, ce fut sans grand effort, le sujet nous passionnait !

Nous eûmes nos petits verres de vin blanc : un chardonnay de Bourgogne servi à la Parisienne, c’est-a-dire sans cacahuètes ni autres grassouillettes gourmandises !

Et nous revenons à Oran,  à la rue Moncey, au lycée technique, à nos soirées,  à Arzew et a ce grand périple que nous faisions chaque fin d’après-midi  en marchant le long de la rue Khemisti pour revenir par le Front de Mer, puis l’Avenue Loubet.

Revus la liste de tous les copains et copines de la fac. Ceux qui ont quittés, et ceux qui sont restés…

Ceux qui étaient là, nous les avons situés géographiquement, DOM-TOM compris.

Ils sont tous médecins dans les hôpitaux ou cliniques de France et de Navarre

Mais tous dans le même état  nostalgique, tous chagrin d’amour ambulant.

Et nous nous sommes quittés, pour combien de temps encore !!!

Je fus heureux un moment. Merci à toi d’avoir été là.

 Oranaiso

A Oran,

De tout mon cœur…mes vœux de paix,

Et mes baisers à la mer et aux terrasses des maisons baignées par le soleil.

Baisers  posés sur le vieux rocher de la corniche

Comme ceux qu’on peut poser sur  les joues ridées du vieux pécheur oranais….

 

Il est toute l’âme de ton peuple : vin doux et pain béni,

Il est sa sueur, son jasmin et ses fleurs, belles sorties d’entre les épines du figuier de barbarie !

Comment de telles saveurs ont pu prendre le gout des cendres et la couleur du feu ?!

Aussi longtemps, aussi longtemps !

L’enfant porté par ses ruelles, que je suis, ne le comprend pas.

L’enfant meurtri dans sa chair à l'idée de devoir encore une fois vivre loin de sa chair, ne le comprend pas !

Vent de l’est soufflant ….

Eteinte des lueurs d’espoir…

Départ de ses bâtisseurs !!

L’enfant que je suis resté, ne le comprend pas.

 

Ma ville s’est renfermée sur elle-même.

Réverbères éteints.

Sa seule compagne fut  la nuit !

L’enfant, grandi dans ses ruelles, est parti.

 

A Oran,

Mon être qui tremble aux effluves de tes parfums…

Retrouvées dans ces quartiers taudis habités par les « espèces » à intégrer

A travers leur non sens, je t’embrasse ma ville.

Comme on embrasse la mer et le toit de tes maisons

Comme on embrasse le vieux rocher sur la corniche

Comme on embrasse les joues ridées du vieux pécheur

Tu es à moi, Oran

Je t’étreins comme une joyeuse fatalité,

Tu es mon étendard, ma pierre noire

Tu es la  vague que j’attendrai, toujours, pour prendre le large !!

Entre temps, tes blessures ont fleuries

Les larmes ont aussi fleuries,

Celles des  mères dont les enfants ont péri sur des barques de fortune

Toi Oran, tu es à moi

Et si, toute fois, l’enfant qui a couru dans tes ruelles,

Revient…

Promet moi, Oran, ma lumière,

Prends-le dans tes bras.

 

 

 

 

 

Mon amie m’a dit que je n’avais pas droit à la déprime.

 

Sa conviction m’a réveillé, remis sur un chemin sûr : le chemin des miens.

Sans vouloir mettre en vitrine une quelconque prétention, je m’en vais me ressourcer parmi les miens, je m’en vais respirer l'air du pays, marcher au soleil, regarder la mer …

Me rendre compte de la chance que j’ai.

 

Transmettre à mes enfants la perception de leurs origines, leur donner la force de se construire multiples, colorés et riches. Culturellement riches, linguistiquement aussi.

 

Ainsi je vais voir Oran !

Ville plaie de plus en plus ouverte au fur et à mesure que je m’avance sur le tapis temporel.

Je me rends compte de la chance que j’ai : pouvoir traîner sur les deux rives de la méditerranée, librement, pouvoir me ressourcer aux moments durs de la vie, comme en ce moment de crise, enfin pouvoir transmettre naturellement les secrets de ma jouvence à mes deux enfants.

Je serai heureux, un moment, le restant de mes jours, ou juste le temps de ma visite, peu importe !

Mon bonheur tient au fil de mon lieu de naissance et quoi de plus normal que de vouloir le préserver en  m’y rendant avec ceux que j’aime.

Je saurai au moins vers quelle rive me tourner quand les vagues me refuseraient le large.

 

Et je sais par-dessus tout que tu penseras à moi et que tu parleras de moi avec des mots simples, dont tu restes la seule à  posséder le secret de leur agencement : ils raconteront aux autres l’aventure du guerrier de paix, le chemin de l’oranais.

 

Mon amie, je connais ta douleur pour l’avoir vécu, mais…

Je connais aussi la joie de ton retour au pays.

Courage alors et ramasse tes souvenirs…

Tu verras mille maisons s’ouvrir,

Tu verras mille visages te sourire !

 

Merci.


Oranaiso

21 octobre 2009 






Pour la petite histoire, c’est au  XVIe  siècle, Quand les rois d'Espagne enfermaient leurs courtisans indésirables dans les forteresses qu'ils possédaient sur les côtes d’Afrique du Nord. La forteresse d'Oran était sur l'avancée de la rade de Mers-El- Kébir, qu’on vit cette sorte de Brioche pour la première fois.

Cette forteresse se trouvait sur un rocher qui fût appelé Fort Lamoune où de nombreux singes (monos)  vivaient. Une fois par an, lorsque les prisonniers étaient autorisés à recevoir leur famille, à l’occasion de Pâques justement, elles leur faisaient passer à travers les barreaux, des brioches parfumées au zest d’Oranges (parfum le plus disponible dans la région à cette période et le moins cher aussi).

De retour dans leur cellule, les prisonniers jetaient par leurs minuscules fenêtres des miettes de ces brioches aux « monos » qui devenaient ainsi leurs compagnons des jours de solitude. Depuis ce gâteau se nomme La Mona.

Des familles exilées d'Espagne s'étaient installées à Oran dans le quartier de La Blanca, quartier le plus proche de ce rocher. Ces espagnoles sont le vecteur de ce gâteau dont les origines peuvent être l’Andalousie. La Mona transmise à nos mères par leurs voisines pieds noires, est en vérité un mélange de plusieurs cultures, juive, nord-africaine et espagnole.

Une particularité de la Mona qu’on fait à Pacques, pour certaines, elles plantent dedans un œuf, symbole de Pâques, qui va cuire dans le four en même temps.

Recette

1kg de farine
2 carrés de levure de boulanger
2 oeufs
250 g de sucre
1 verre de vin d’huile
2 sachets de sucre vanille
Ecorces de trois oranges mixées en pâte
jus de trois oranges

Mélanger farine et levure, puis sucre et une pincée de sel. Ajouter œuf, huile, pâte d’écorce d’orange, vanille. Pétrir avec le jus d’Orange.

Diviser la pâte en 4 boules, les déposer sur la plaque du four  beurrée ou huilée. Ensuite laisser reposer environ 1h-1h30. A noter une bonne augmentation du volume.

Enfin passer du  jaune d'oeuf dessus et du sucre grossièrement cassé. Planter un œuf frais.

Temps de cuisson : à l'œil,  j'ai laissé cuire une heure en surveillant  à 175 - 200c°. Bien surveiller en fin de cuisson (5-10 dernières minutes) pour éviter de faire  noircir le dessus.

C’est bon, ça sent bon l’ORANGE.

Laissez refroidir et en avant pour Santa-Cruz et le rocher de Fort LAMOUNE !!


Joyeuses Fêtes de Pacques à Tous
Oranaiso 

Voir photos et variante sur http://www.kurokatta.org/doc/recipe/mona-tata-zineb

 

Par Yvette (2006) et Oranaiso (2009) 

 

            J’avais une dizaine d’année quand je suis venue habiter pas très loin du front de mer.

            J’avais 30 ans quand j’ai rejoint ce même front de mer…en habitant à 300 mètres.

            On l’appelait comme ça cette superbe ballade qui allait d’un bout à l’autre.

            On a continué à l’appeler comme ça, même en arabe, c’était la même chose avec un « r » roulé sur le front et sur la mer.

            Il démarrait  pas très loin du lycée et de l’EGA, d’où je partais, ce grand boulevard et serpentait en larges courbes, saluant aux passages les jolis immeubles qui le bordaient sur la gauche ou la droite, suivant que l’on descendait ou remontait  ce paseo.

Géographiquement, rien n’a changé, hélas par contre, l’état des immeubles laisse à désirer…ce haut lieu de promenade est devenu l’espace de tous les interdits sociaux…le lit de tous les sans logis aussi.

            Il se terminait  à la promenade de l’étang, tout au loin, au moins pour moi car c’était le terminus pour revenir.  Un moment merveilleux de halte dans un endroit si beau, ce jardin à la vue imprenable.

Au bout, maintenant, sur le petit rond point, se trouve une « espèce de lampe d’Aladin en mosaïque » géante et béante. Dénotation ? Enrichissement ? Je ne saurai le dire.

Le jardin ou promenade de l’étang, lui est toujours là, le coin des amoureux où l’on se cache pour s’aimer. Et c’est bien grâce à la présence du Messe des Officiers à côté, que l’on doit l’entretien et la propreté du lieu.

 

             J’y allais très souvent, avec une ou deux copines.

            Nous prenions, ce long, large et interminable « trottoir » dallé avec ses palmiers, ses bancs face à la mer et sa rambarde en fer forgé ouvragé, sur laquelle on s’appuyait et qui était si chaude sous le soleil et fraîche à la nuit tombée.

Justement, ce boulevard fut d’une extraordinaire animation lors des soirées du Ramadhan : spectacles, danses, promenades, dégustations de glaces et rencontres entre amis. Ce fut avant les années noires, mes années de jeune insouciant et confiant !

 

 

            Un peu plus grandes, quand on n’allait pas le dimanche chez une copine, ou dansait en boum ou en plein air ou encore au cinéma, on filait au front de mer.

            On se mettait sur notre 31. Il n’était pas question de ne pas être belle.

            On se mettait aussi sur notre 31, pas question de ne pas être beau.

            Et, souvent les nénettes, nous  étions intéressées, car nous avions un rendez vous avec le béguin du moment.

            Chacune de nous, servait d’alibi à l’autre pour les mères un peu regardantes. « Ne vous inquiétez pas Madame, non, on ne va pas loin, oui on revient à… » et de définir l’heure du retour que nous respections.

            Et hop on était déjà parties, on filait…

            Nous on savait bien que sur le front de mer, les filles étaient belles et prêtes à regarder les garçons…Ce fut notre lieu de rendez-vous aussi !!!

Rien n’a changé dans la culture de ce boulevard.

            Ils faisaient comme nous les garçons, ils venaient au front de mer, et rarement seuls, mais à deux ou trois. Ils étaient super sapés, beaux comme des petits cœurs…ils nous le faisaient d’ailleurs palpiter le corazón quand on les voyait arriver de loin…

            Surtout pour celle qui était l’élue du moment, elle marchait devant ou derrière avec son chéri pour les petits secrets échangés et on respectait, on les laissait un peu seuls les deux amoureux. En plus on était contentes pour eux.

Rien n’a changé sur ce front de mer…les filles sont maquillées et en foulard, les garçons n’ont juste pas le droit le leur prendre la main !

            Et puis pour les autres, on arrivait toujours à trouver un amoureux…car nous ne nous posions aucunes questions existentielles….Le contact était simple.

            Juste un bémol pour moi, j’étais « chiante » il fallait que le garçon semble avoir quelque chose dans la tête…cela paraît prétentieux avec le recul, car j’étais jeunette mais quand même…c’est ce qui m’attirait avec un gentil physique…

Quand l’un de nous avait rendez-vous, on se faisait accompagner par les copins, on disait : «  mais venez, elle ne va pas venir toute seule, il y aura ses copines aussi, vous verrez !! ».

            Car, si le physique devait compter un peu, mais pas vraiment, le reste aussi.   J’ai toujours aimé communiquer et si face à moi cela ne répondait pas, en dehors des bisous échangés et des gestes un peu baladeurs,  je laissais… idiot non ? Au fait quand je parle de flirt, cela restait innocent, nous n’étions pas intrépides, les filles. Les garçons non plus, on apprenait ensemble !

 Pour nous toutes les filles qui se balladent sur le Front de Mer sont belles!

            Il y avait aussi les soirs pour les ballades. Là quelquefois, une mère ou deux nous accompagnaient. On partait en groupe de l’EGA. On se disait, avant d’aller souper, « tu descends à telle heure… et on s’attendait devant la porte des immeubles…

            De nombreux EGA sortaient après dîner pour le front de mer.

            C’était magique…on avait la fraîcheur, les odeurs de la nuit, les lumières, le port, mon dieu ce port….et le mystère du soir…

            Et puis, comme il faisait nuit,  on pouvait « déconner » plus, on se lâchait, on marchait devant, la mère ou les mères suivaient derrière.

            Et là encore, on retrouvait les garçons et on continuait a marcher ensembles de front, nous séparant juste pour laisser passer les promeneurs.

            Je redis encore que la nuit, autorisait des moments sympas, on se planquait derrière les palmiers, on squattait les bancs, les garçons souvent grimpés sur les dossiers.

Quand ça marchait, on prenait un banc, la fille assise, le garçon sur le dossier. Tout en racontant ses petits secrets, il guettait  qu’aucun frère ni proche de la jeune fille ne s’approchait...

            Et puis il y avait aussi les militaires, alors, sauf erreur, je me souviens que ces jeunes hommes venaient pour la ballade, le moment de détente et aussi pour la drague.

Il y avait aussi les militaires, on ne les aimait pas, car avec leur tenu, ils avaient plus de succès auprès des filles que nous avec nos habits de ville…Les week-ends, c’était un peu galère car ils étaient tous là !! Moi je n'y allais pas.

            Soit ils retrouvaient une chérie élue, soit ils venaient nous voir quand nous étions seules les filles.

            Mais il n’y avait jamais de rentre dedans vulgaire, ils voulaient juste passer un moment et discuter. Bien sûr, cela pouvait aboutir à un début de flirt et comme on dit…plus si affinités…

Et on le savait bien qu’ils avaient la tchatche plus facile avec les filles…

 

            Ce front de mer m’a donné, dans ma courte  jeune adolescence avant de partir et où j’ai pu le connaître, le sentir, m’y reposer, me remplir les yeux de ce magnifique point de vue sur la mer, le port… de formidables moments de bonheur, de tendresse, et de nostalgie sans fin…maintenant.

            Le passé ne se refait pas, le temps ne se remonte pas, ce qui fut n’est plus

            Voilà une toute petite parenthèse dans une vie qui était, forcément, belle si belle.

Ce front de mer, si ouvert, si agréable, si accueillant s’est brusquement fermé à mes yeux, en octobre 1998, quant une bombe explose dans une boutique de chaussures, au moment où je passais le peigne sur mes cheveux avant d’aller rejoindre ma bande de copains là-bas…

Et si un truc, en moi, me disait que mes amis n’avaient rien, je n’avais aucun moyen de le vérifier. pas portables à cette époque encore. Les consignes étaient claires : « si explosion surtout ne pas sortir de chez soi » ! Il fallait attendre. Je ne voulais pas appeler chez eux de peur d’inquiéter les parents.

Mes amis se retrouvèrent tous chez moi, court-circuitant le côté chaud, en passant par la rue de Mostaganem et descendant chez moi par la rue Marcel Cerdan.

Tous sauf un : A.T

Il est arrivé, un peu plus tard, au grand soulagement de tous, jurant sur le pas de la porte : « je partirai, je ne suis pas mieux que ceux qui sont partis en 62, c’est la vie, je leur laisse tout, je n’en veux plus ! ».

Aujourd’hui, nous sommes tous partis, loin du Front de Mer, sauf lui, A.T.

 

Yvette Pascual 2006

Oranaiso. 2009

 Le printemps

 

Je reviens doucement à pas comptés,

De la brume matinal, au soleil effacé,

Je m’annonce, comme si étranger,

Et, d’une longue absence, ressuscité.

 

Timidement, je dis, vous m’attendiez,

Sur sols étrangers, me suis attardé,

Car vers vous, revenir me tardait,

Loin de vous, je semblais abandonné.

 

De chaleur, de douceur, chargé,

Avant de revenir, n’ai rien oublié,

Car là bas, j’ai voulu m’attarder,

En long détour, pour vous ramener.

 

Un souffle, cet air tout parfumé,

Au dessus de la mer je l’ai aspiré,

Pour ensuite venir le déposer,

Au dessus de vos yeux fermés.

 

Et puis en passant j’ai capturé,

Toutes vos images, vos sons oubliés,

Vos couleurs,  vos gestes figés,

Pour qu’alors vous  les animiez.

 

Votre soleil, une douceur retrouvée,

Au mimosas dorés, senteurs parfumées,

Jusqu’à la rue, aux pierres chauffées,

Et enfin votre muret, où me suis attardé.

 

Voilà ce grand voyage est terminé,

Et, je suis heureux de vous retrouver,

Pour toutes vos pensées, enfin apaiser

De votre si joli printemps Oranais.

 

 

Yvette 4/2/2007

 

 

 

 

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Il faut renoncer à sa vieille identité et renaître à un nouveau sentiment de soi.

 


 

Le désir, la haine et les autres passions sont des ennemis sans mains, sans pieds; ils ne sont ni braves, ni intelligents; comment ai-je pu devenir leur esclave?

 


 

Penchez-vous sur votre douleur comme sur un enfant que vous voudriez réconforter.

 


 

Quand tous les beaux oiseaux sont partis, le hibou se met à roder...

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